ZNT, pour France grandes Cultures, c’est non !

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ZNT, pour France grandes Cultures, c’est non !

En période de Noël, FGC espérait du gouvernement des signaux pacifiques pour les agriculteurs et nos citoyens. Les décisions annoncées par le gouvernement vont au contraire de ce qui était attendu et risquent de multiplier les conflits de voisinage entre agriculteurs et riverains.

Comment un riverain pourra-t-il être assuré que le pulvérisateur qui travaille près de son habitation ne soit pas en cours d’épandage d’une « substance préoccupante » ? Comment pourra-t-il vérifier le caractère « antidérive » du matériel utilisé ? Quelle garantie aura-t-il d’un « produit de biocontrôle ou à faible risque » épandu en limite de propriété et qui peut sentir aussi mauvais qu’un produit plus toxique ?

Pour les agriculteurs, il s’agit encore une fois de leur imposer de nouvelles contraintes, économiques (perte de surface ou de productivité, charges supplémentaires) et psychologique (suspicion des riverains) sans aucune compensation de ce nouveau préjudice.

France Grandes Cultures rappelle aussi qu’aucune étude scientifique ni aucune observation des autorités sanitaires françaises ont jusqu’ici relevé la moindre suspicion d’une prévalence de maladies liées au statut d’habitant rural par rapport à celui d’urbain.

Ces ZNT sont donc injustifiées et par conséquent inacceptables et inapplicables, ce d’autant plus qu’elles constituent une nouvelle surtransposition de la réglementation européenne venant ajouter une distorsion supplémentaire de concurrence.

Si le gouvernement voulait vraiment protéger les consommateurs il devrait en premier lieu appliquer l’article 44 de la loi EGAlim. Il est urgent de stopper les importations de produits agricoles de pays qui n’ont pas les mêmes exigences en matière de pratiques phytosanitaires qu’en France et de définir les LMR (limites maximales de résidus) pour les aliments importés pour animaux sur lesquels aucun contrôle n’est effectué.

FGC va demander une audience auprès du président de la République pour revenir sur ces annonces qui ne se basent sur aucune donnée scientifique.